Appuyer la mise en ?uvre effective de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région
Entité(s) des Nations Unies : Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA) ; organismes et fonds des Nations Unies partenaires du Cadre stratégique pour la région des Grands Lacs ; autres organismes, fonds et programmes des Nations Unies ; coordonnatrices et coordonnateurs résidents ; équipes de pays des Nations Unies
Autre(s) partenaire(s) : co-garants de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région [Union africaine (UA), Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)] ; forums de la CIRGL ; Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) ; secteur privé ; institutions financières ; organisations non gouvernementales internationales ; organisations de la société civile de la région des Grands LacsDescription
Objectifs
Le projet visait à soutenir les travaux du Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs dans la mise en ?uvre de la stratégie régionale des Nations Unies, conformément à l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, contribuant ainsi à l’accélération des progrès en matière de coopération régionale.
Composantes
Le projet consistait à remédier au problème de la méfiance entre les pays de la région en soutenant les bons offices de l’Envoyé spécial pour ce qui était de rechercher des moyens d’accro?tre le soutien aux efforts régionaux de renforcement de la confiance entre les pays et les parties prenantes concernées (pilier 1 : coopération en matière de sécurité). Compte tenu des causes profondes et des moteurs de l’instabilité – notamment la pauvreté, la poursuite des activités des groupes armés, l’exploitation et le commerce illégaux de minerais et autres ressources naturelles, les problèmes de gouvernance, le manque ou l’absence d’accès à la justice, et l’exclusion sociale de certains groupes – le projet a contribué à la coopération en matière de sécurité (pilier 1), à la coopération judiciaire (pilier 2), à l’autonomisation des femmes et la mobilisation des jeunes (pilier 3), et à l’intégration économique et la gestion durable des ressources naturelles (pilier 4). En ce qui concerne les défis rencontrés en matière de coopération régionale, en particulier le manque de capacités des organisations régionales, le projet a donné aux acteurs régionaux des moyens d’agir, en renfor?ant leurs capacités et en soutenant leurs activités de mise en ?uvre (pilier 5).
Les cinq piliers définis dans le projet sont conformes aux mandats de l’Envoyé spécial du Secrétaire général et s’inscrivent dans une optique semblable à celle de la stratégie régionale récemment élaborée par le Bureau de l’Envoyé spécial et approuvée par le Secrétaire général.
Principaux résultats obtenus
Face à la détérioration des conditions de sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’Envoyé spécial a poursuivi ses bons offices en effectuant des missions dans les pays de la région, notamment en RDC, au Rwanda, au Burundi, en Ouganda, en Angola, en Tanzanie, au Kenya, en Namibie et au Botswana, où il a rencontré de hauts responsables gouvernementaux.
Le projet a soutenu deux missions de la cellule opérationnelle dans le Sud-Kivu (RDC), en mars et en mai 2023, qui ont permis de trouver 161 membres des Forces nationales de libération désireux de déposer volontairement les armes et de retourner au Burundi. Il a également contribué à établir le profil des groupes armés étrangers et a financé la sixième réunion annuelle des services de renseignements du Groupe de contact et de coordination, qui a adopté un nouveau plan de travail pour la période 2024-2026. Les missions réalisées au Burundi et en Ouganda ont fait progresser les consultations régionales sur les crimes transfrontaliers liés aux ressources naturelles, et un comité d’examen régional s’est réuni en novembre 2023 pour évaluer les efforts de coopération judiciaire.
Le projet a facilité la mobilisation des femmes, des jeunes et des organisations de la société civile, en soutenant la tenue d’un dialogue technique en février, ainsi que la participation aux réunions du Comité d’appui technique et du Mécanisme régional de suivi et l’élaboration d’un baromètre régional sur l’égalité des genres. Il a également permis à cinq entrepreneuses de participer à une mission commerciale régionale à Kinshasa.
Une mission de sensibilisation conjointe organisée en Chine en septembre a permis de mobiliser un appui en faveur de l’Initiative régionale contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Le projet a également soutenu la tenue du Forum du secteur privé, à Lusaka, de la 26e réunion du Comité régional de la CIRGL contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, à Luanda, et d’un forum régional sur l’exploitation minière artisanale de l’or, à Kinshasa, qui a débouché sur l’adoption d’une stratégie relative à l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or et à la cha?ne de tra?abilité. En novembre, l’Ouganda a lancé la certification ICGLR pour les minerais 3TG, avec le soutien du projet.
Enfin, le projet a permis de renforcer la coordination au titre de la stratégie régionale des Nations Unies et a contribué à la mobilisation de ressources, notamment dans le cadre d’une réunion d’experts tenue à Bruxelles, en mars 2023.
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Le projet a contribué à renforcer la confiance et l’engagement en faveur de la coopération entre les pays qui sont au c?ur de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région.